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24.07.2006
1936 deux semaines de congés payés pour les travailleurs.

1956 : on passe à trois semaines de congés payés obligatoires.
Deux anniversaires à fêter cette année… sur la plage, à la mer ou à la montagne, autour d’un verre, sous le soleil des vacances comme il se doit…
De 1936 à aujourd’hui Le temps consacré au travail a incroyablement diminué entre 1936 et 2006. Mais les vacances n’y jouent que pour une petite partie…
D’abord parce que l’on travaille plus tard qu’autrefois. Au recensement de 1936, la moitié des hommes était en activité à 12 ans. Aujourd’hui, c’est seulement à 21-22 ans que la moitié d’une classe d’âge masculine travaille.
Ensuite parce que l’on s’arrête plus tôt de travailler qu’autrefois. En 1936, c’était seulement à 72 ans que la moitié des hommes avaient cessé de travailler. Aujourd’hui, on passe sous la barre des 50 % à 57 ans, soit quinze ans plus tôt ! Alors pourtant que la santé et les capacités physiques se sont améliorées considérablement sur cette partie de la vie.
Enfin parce que les vacances ont augmenté et les horaires ont diminué : la loi de 1936 imposait 40 heures par semaine au plus, celle de 1981 39 heures, celle de 192 35 heures… Au résultat, sur l’ensemble d’une vie, chômage compris, on travaille aujourd’hui moitié moins d’heures qu’en 1936.
Le retour à la ferme
En 1936, comment a-t-on utilisé ces deux semaines de vacances toutes neuves ? Personne n’y était habitué, on ne choisissait pas de destinations exotiques sur un catalogue d’agence comme on choisit un plat dans un menu… Ce temps de liberté était inhabituel. Comme les citadins étaient presque tous à cette époque issus de familles rurales, les vacanciers de 1936 ont donc majoritairement choisi ou bien de rester chez eux pour se reposer ou bien de retourner dans leur famille à la campagne, pour donner un coup de main aux travaux de l’été.
Même les vacances scolaires duraient alors trois mois (juillet, août et septembre), pour permettre aux enfants des villages d’aider leurs parents aux moissons et à la vendange. Pour les adultes « montés à la ville » et devenus salariés, les congés payés étaient l’occasion de renouer avec leur passé rural, d’aider et de participer en même temps aux fêtes qui clôturent ces grosses activités d’été.
Des vacances ailleurs
Quelques-uns profitent des congés payés pour visiter une province qu’ils ne connaissent pas ou aller au bord de la mer, mais pour une grande partie d’entre eux, ces vacances se conçoivent liées à un pèlerinage. La France est restée très catholique. Aussi ces premières vacances sont-elles pour beaucoup l’occasion d’aller à Lourdes (le nombre de visiteurs augmente considérablement, la visite du lieu saint s’accompagnant de promenades en montagne) ou bien à Lisieux (Sainte Thérèse est à la mode, la basilique est encore toute neuve… et la mer n’est pas bien loin, qui permet des baignades sur les côtes normandes en prime). Les départs se font en train ou à vélo. On pique-nique, on y va à l’économie. Le pouvoir d’achat ne permet guère encore de descendre dans des hôtels ou de songer à l’étranger. C’est seulement dans les années 1970 que les vacances vont devenir un bien comme un autre, qu’on achète (on ne dit plus « aller », on dit « faire » : j’ai « fait » l’Andalousie), qu’on exhibe comme on fanfaronne avec une voiture ou une maison plus grosse que celle du voisin. La société de consommation était passée par là…
Texte : Marie-Odile Mergnac
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15.07.2006
FEUX D'ARTIFICES
14:00 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.07.2006
PETITE HISTOIRE DES FEUX D'ARTIFICE

Marie-Odile Mergnac
Des feux qui nous viennent de Chine
La Chine connaît la poudre et l’art d’en faire des explosions de bruit ou de lumière au moins depuis le VIIIème-IXème siècle. L’empereur de Chine affirme même en 1719 que son pays maîtrise les feux d’artifice depuis plus de 2000 ans. En France, la poudre est utilisée d’abord pour les bombardes (qui apparaissent à la bataille de Crécy) en 1346 avant de devenir un instrument de divertissement.
Les premiers feux d’artifice
Ces feux sont dits "d’artifice" pour montrer qu’ils ne sont pas naturels, qu’ils ne sont causés ni par un incendie ni par la foudre. On les utilise en France à travers des dragons festifs crachant le feu dès le XVIème siècle : en clair, le feu d’artifice se contente d’abord d’imiter le feu ! On ajoute progressivement à la poudre des "garnitures", notamment de la poussière d’or et d’argent très prisée en Occident (les couleurs ne viendront qu’au XVIIIème siècle). On combine des formes, des rythmes à travers des "étoiles", des "pluies d’or", des "serpentaux", etc.
Un support de récit plutôt qu’un jeu de couleur
Si aujourd’hui, on admire la belle bleue, la belle rouge et le bouquet final… autrefois on intégrait les feux d’artifices dans des spectacles et on ne les regardait pas pour eux-mêmes : ils devaient soutenir une intrigue théâtrale, un conte, un récit de bataille... Le premier grand spectacle de feu d’artifice est donné en 1612 pour les fêtes de mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche à l’issue de cortèges de chars allégoriques et de cavaliers. Le feu d’artifice va devenir désormais, selon P. Bracco et E. Lebovici, "le signe de la victoire et de la prospérité […] et le moyen de réjouissance adopté pour célébrer tous les événements historiques".
18:40 Publié dans PRATIQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.07.2006
L'HOMME ET LA MER (Charles Baudelaire)

La mer est ton miroir, tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur,
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes ;
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié, ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables ! (Les fleurs du mal)
19:45 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2006
VICTOR HUGO -SOLEILS COUCHANTS
VICTOR HUGO
1802 - 1885
Soleils couchants
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées;
Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ;
Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ;
Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule
Sur la face des mers, sur la face des monts,
Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule
Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
Et la face des eaux, et le front des montagnes,
Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts
S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,
Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,
Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête,
Sans que rien manque au monde immense et radieux !
(Les Feuilles d'Automne)
20:22 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
ALFRED DE MUSSET-SOUVENIR
ALFRED DE MUSSET
1810 - 1857
Souvenir
J'espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir
En osant te revoir, place à jamais sacrée,
O la plus chère tombe et la plus ignorée
Où dorme un souvenir !
Que redoutiez-vous donc de cette solitude,
Et pourquoi, mes amis, me preniez-vous la main,
Alors qu'une si douce et si vieille habitude
Me montrait ce chemin ?
Les voilà ces coteaux, ces bruyères fleuries,
Et ces pas argentins sur le sable muet,
Ces sentiers amoureux remplis de causeries,
Où son bras m'enlaçait.
Les voilà ces sapins à la sombre verdure,
Cette gorge profonde aux nonchalants détours,
Ces sauvages amis, dont l'antique murmure
A bercé mes beaux jours.
Les voilà ces buissons, où toute ma jeunesse
Comme un essaim d'oiseaux chante au bruit de mes pas.
Lieux charmants, beau désert où passa ma maîtresse,
Ne m'attendiez-vous pas ?
Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères,
Ces larmes que soulève un coeur encor blessé !
Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières
Ce voile du passé !
Je ne viens point jeter un regret inutile
Dans l'écho de ces bois témoins de mon bonheur.
Fière est cette forêt dans sa beauté tranquille,
Et fier aussi mon coeur.
Que celui-là se livre à des plaintes amères,
Qui s'agenouille et prie au tombeau d'un ami.
Tout respire en ces lieux ; les fleurs des cimetières
Ne poussent point ici.
Voyez ! la lune monte à travers ces ombrages ;
Ton regard tremble encor, belle reine des nuits,
Mais du sombre horizon déjà tu te dégages
Et tu t'épanouis.
Ainsi de cette terre, humide encore de pluie,
Sortent, sous tes rayons, tous les parfums du jour ;
Aussi calme, aussi pur, de mon âme attendrie
Sort mon ancien amour.
Que sont-ils devenus, les chagrins de ma vie ?
Tout ce qui m'a fait vieux est bien loin maintenant
Et rien qu'en regardant cette vallée amie
Je redeviens enfant.
O puissance du temps ! ô légères années !
Vous emportez nos pleurs, nos cris et nos regrets ;
Mais la pitié vous prend, et sur nos fleurs fanées
Vous ne marchez jamais.
Tout mon coeur te bénit, bonté consolatrice !
Je n'aurais jamais cru que l'on pût tant souffrir
D'une telle blessure, et que sa cicatrice
Fût si douce à sentir.
Loin de moi les vains mots, les frivoles pensées,
Des vulgaires douleurs linceul accoutumé,
Que viennent étaler sur leurs amours passées
Ceux qui n'ont point aimé.
Dante, pourquoi dis-tu qu'il n'est pire misère
Qu'un souvenir heureux dans les jours de douleur ?
Quel chagrin t'a dicté cette parole amère
Cette offense au malheur ?
En est-il donc moins vrai que la lumière existe,
Et faut-il l'oublier du moment qu'il fait nuit ?
Est-ce bien toi, grande âme immortellement triste,
Est-ce toi qui l'as dit ?
Non, par ce pur flambeau dont la splendeur m'éclaire,
Ce blasphème vanté ne vient pas de ton coeur.
Un souvenir heureux est peut-être sur terre
Plus vrai que le bonheur.
16:31 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.07.2006
LA FANTASIA

Extraordinaire exercice guerrier où les hommes à cheval se livrent à d’incroyables acrobaties et déchargent leurs «moukhala» ( vieux fusil à poudre) lors d’un galop effréné, dans une parfaite synchronisation. Les fantasias ont notamment lieu lors des moussems et autres fêtes religieuses et traditionnelles.
15:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Les choses importantes de la vie...
le_train_de_la_vie.pps
Les choses importantes de la vie...
1. Tomber amoureux
2. Rire jusqu'à en avoir mal au ventre
3. Trouver un tas de courrier quand on rentre de vacances
4. Conduire dans un endroit où les paysages sont magnifiques
5. Écouter sa chanson favorite à la radio
6. Se coucher dans son lit en écoutant tomber la pluie
7. Sortir de la douche et s'envelopper dans une serviette toute chaude
8. Réussir son dernier examen
9. Prendre part à une conversation intéressante
10. Retrouver de l'argent dans un pantalon non utilisé depuis longtemps
11. Rire de soi même
12. Prendre un bon repas entre amis
13. Rire sans raison particulière
14. Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi
15. Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte qu'on peut encore dormir quelques heures
16. Observer un coucher de soleil
17. Écouter la chanson qui rappelle cette personne spéciale dans sa vie
18. Recevoir et donner le premier baiser
19. Sentir des picotements dans le ventre quand on voit cette personne si spéciale
20. Passer un bon moment avec ses amis
21. Voir heureux les gens qu'on aime
22. Porter le gilet de la personne aimée et sentir encore son parfum
23. Rendre visite à un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changées entre nous
24. Entendre que l'on nous aime
13:43 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
REGARDER LA VIE:MERE TERESA
Regarder La Vie
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est une beauté, admire-la.
La vie est une béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-la.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.
Mère Teresa
vieillirenbeaute.pps
13:16 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.07.2006
MON AME :EMILE NELLIGAN
Mon Âme
Mon âme a la candeur d'une chose étoilée
D'une neige de février ...
Ah! retournons au seuil de l'Enfance, en allée,
Viens-t-en prier...
Ma chère, joins tes doigts et pleurs et rêve et prie,
Comme tu faisais autrefois
Lorsqu'en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie
Montait ta voix.
Ah! La fatalité d'être une âme candide
En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers,
D'avoir une âme ainsi qu'une neige aux hivers
Que jamais ne souille la volupté sordide!
D'avoir une âme pareille à de la mousseline
Que manie une soeur novice de couvent,
Ou comme un luth empli des musiques du vent
Qui chante et qui frémit le soir sur la colline!
D'avoir une âme douce et mystiquement tendre,
Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,
Dans le regret de vivre et l'effroi de mourir
Et d'espérer, de croire...et de toujours attendre!
Emile Nelligan
01:19 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note







