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12/07/2006

ALFRED DE MUSSET-SOUVENIR

ALFRED DE MUSSET
1810 - 1857

Souvenir
J'espérais bien pleurer, mais je croyais souffrir
En osant te revoir, place à jamais sacrée,
O la plus chère tombe et la plus ignorée
Où dorme un souvenir !

Que redoutiez-vous donc de cette solitude,
Et pourquoi, mes amis, me preniez-vous la main,
Alors qu'une si douce et si vieille habitude
Me montrait ce chemin ?

Les voilà ces coteaux, ces bruyères fleuries,
Et ces pas argentins sur le sable muet,
Ces sentiers amoureux remplis de causeries,
Où son bras m'enlaçait.

Les voilà ces sapins à la sombre verdure,
Cette gorge profonde aux nonchalants détours,
Ces sauvages amis, dont l'antique murmure
A bercé mes beaux jours.

Les voilà ces buissons, où toute ma jeunesse
Comme un essaim d'oiseaux chante au bruit de mes pas.
Lieux charmants, beau désert où passa ma maîtresse,
Ne m'attendiez-vous pas ?

Ah ! laissez-les couler, elles me sont bien chères,
Ces larmes que soulève un coeur encor blessé !
Ne les essuyez pas, laissez sur mes paupières
Ce voile du passé !

Je ne viens point jeter un regret inutile
Dans l'écho de ces bois témoins de mon bonheur.
Fière est cette forêt dans sa beauté tranquille,
Et fier aussi mon coeur.

Que celui-là se livre à des plaintes amères,
Qui s'agenouille et prie au tombeau d'un ami.
Tout respire en ces lieux ; les fleurs des cimetières
Ne poussent point ici.

Voyez ! la lune monte à travers ces ombrages ;
Ton regard tremble encor, belle reine des nuits,
Mais du sombre horizon déjà tu te dégages
Et tu t'épanouis.

Ainsi de cette terre, humide encore de pluie,
Sortent, sous tes rayons, tous les parfums du jour ;
Aussi calme, aussi pur, de mon âme attendrie
Sort mon ancien amour.

Que sont-ils devenus, les chagrins de ma vie ?
Tout ce qui m'a fait vieux est bien loin maintenant
Et rien qu'en regardant cette vallée amie
Je redeviens enfant.

O puissance du temps ! ô légères années !
Vous emportez nos pleurs, nos cris et nos regrets ;
Mais la pitié vous prend, et sur nos fleurs fanées
Vous ne marchez jamais.

Tout mon coeur te bénit, bonté consolatrice !
Je n'aurais jamais cru que l'on pût tant souffrir
D'une telle blessure, et que sa cicatrice
Fût si douce à sentir.

Loin de moi les vains mots, les frivoles pensées,
Des vulgaires douleurs linceul accoutumé,
Que viennent étaler sur leurs amours passées
Ceux qui n'ont point aimé.

Dante, pourquoi dis-tu qu'il n'est pire misère
Qu'un souvenir heureux dans les jours de douleur ?
Quel chagrin t'a dicté cette parole amère
Cette offense au malheur ?

En est-il donc moins vrai que la lumière existe,
Et faut-il l'oublier du moment qu'il fait nuit ?
Est-ce bien toi, grande âme immortellement triste,
Est-ce toi qui l'as dit ?

Non, par ce pur flambeau dont la splendeur m'éclaire,
Ce blasphème vanté ne vient pas de ton coeur.
Un souvenir heureux est peut-être sur terre
Plus vrai que le bonheur.

16:31 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (2)

10/07/2006

LA FANTASIA

Même si elles sont organisées à l’intention des touristes, les fantasia impressionnent toujours par les sons, la poussière, les costumes.

Extraordinaire exercice guerrier où les hommes à cheval se livrent à d’incroyables acrobaties et déchargent leurs «moukhala» ( vieux fusil à poudre) lors d’un galop effréné, dans une parfaite synchronisation. Les fantasias ont notamment lieu lors des moussems et autres fêtes religieuses et traditionnelles.

15:01 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

Les choses importantes de la vie...

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Les choses importantes de la vie...

1. Tomber amoureux

2. Rire jusqu'à en avoir mal au ventre

3. Trouver un tas de courrier quand on rentre de vacances

4. Conduire dans un endroit où les paysages sont magnifiques

5. Écouter sa chanson favorite à la radio

6. Se coucher dans son lit en écoutant tomber la pluie

7. Sortir de la douche et s'envelopper dans une serviette toute chaude

8. Réussir son dernier examen

9. Prendre part à une conversation intéressante

10. Retrouver de l'argent dans un pantalon non utilisé depuis longtemps

11. Rire de soi même

12. Prendre un bon repas entre amis

13. Rire sans raison particulière

14. Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi

15. Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte qu'on peut encore dormir quelques heures

16. Observer un coucher de soleil

17. Écouter la chanson qui rappelle cette personne spéciale dans sa vie

18. Recevoir et donner le premier baiser

19. Sentir des picotements dans le ventre quand on voit cette personne si spéciale

20. Passer un bon moment avec ses amis

21. Voir heureux les gens qu'on aime

22. Porter le gilet de la personne aimée et sentir encore son parfum

23. Rendre visite à un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changées entre nous

24. Entendre que l'on nous aime

13:43 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (1)

REGARDER LA VIE:MERE TERESA

Regarder La Vie

La vie est une chance, saisis-la.
La vie est une beauté, admire-la.
La vie est une béatitude, savoure-la.
La vie est un rêve, fais-en une réalité.
La vie est un défi, fais lui face.
La vie est un devoir, accomplis-le.
La vie est un jeu, joue-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est un mystère, perce-le.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-la.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est une tragédie, prends-la à bras le corps.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa

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13:16 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (1)

06/07/2006

MON AME :EMILE NELLIGAN

Mon Âme

Mon âme a la candeur d'une chose étoilée
D'une neige de février ...
Ah! retournons au seuil de l'Enfance, en allée,
Viens-t-en prier...
Ma chère, joins tes doigts et pleurs et rêve et prie,
Comme tu faisais autrefois
Lorsqu'en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie
Montait ta voix.
Ah! La fatalité d'être une âme candide
En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers,
D'avoir une âme ainsi qu'une neige aux hivers
Que jamais ne souille la volupté sordide!
D'avoir une âme pareille à de la mousseline
Que manie une soeur novice de couvent,
Ou comme un luth empli des musiques du vent
Qui chante et qui frémit le soir sur la colline!
D'avoir une âme douce et mystiquement tendre,
Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,
Dans le regret de vivre et l'effroi de mourir
Et d'espérer, de croire...et de toujours attendre!

Emile Nelligan

01:19 Publié dans POEMES | Lien permanent | Commentaires (2)

 
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